ARTICLE / La nation dans tout son état. 2e partie : Mort de la nation ?

« Nation » est un terme général recouvrant une forme de structuration politique et sociale, liée depuis plusieurs siècles au capitalisme. La nation se forme autour d’une population particulière sur un territoire contrôlé par un État spécifique (où en passe de l’être) et sur lequel joue la péréquation du capital.
Péréquer, c’est compenser, en partie, des inégalités de situation. Cela n’uniformise pas les taux de profit, et ne nivelle pas les taux de salaire (à qualification égale), mais tend à en réduire les écarts sur le marché du capital et du travail. En tant que fraction du capital total, chaque capital individuel réclame une partie de la plus-value. Les profits de monopole et les rentes de situation, conséquences inévitables de la concurrence et des positions acquises, ne sont pas éliminés, mais l’ensemble national en limite les excès contre-productifs pour l’ensemble du système, tandis que l’État prend aussi en charge des investissements souvent peu rentables pour des capitaux privés (services publics, transports, énergie…).
Ce mécanisme suppose un espace circonscrit, aux frontières reconnues, sous l’autorité d’un pouvoir politique. LA SUITE ICI.

This entry was posted in General. Bookmark the permalink.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *