{"id":3158,"date":"2021-03-25T20:14:28","date_gmt":"2021-03-25T19:14:28","guid":{"rendered":"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/?page_id=3158"},"modified":"2021-06-27T15:46:37","modified_gmt":"2021-06-27T13:46:37","slug":"lpr-fugue-en-guerre-civile","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/?page_id=3158","title":{"rendered":"LPR \/ Fugue en guerre civile"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\" align=\"CENTER\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\"><a href=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/Vivonne-Jerome-Leroy-2021-4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3157 size-large aligncenter\" src=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/Vivonne-Jerome-Leroy-2021-4-1024x687.jpg\" alt=\"\" width=\"640\" height=\"429\" srcset=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/Vivonne-Jerome-Leroy-2021-4-1024x687.jpg 1024w, https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/Vivonne-Jerome-Leroy-2021-4-300x201.jpg 300w, https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/Vivonne-Jerome-Leroy-2021-4-768x515.jpg 768w, https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/Vivonne-Jerome-Leroy-2021-4.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right\" align=\"RIGHT\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00ab\u00a0<i>On ne va pas mourir pour un livre&#8230;<\/i>\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un roman. Certes. Mais alors, mis \u00e0 part le plaisir de la lecture, que ne procurent que rarement les livres politiques ou th\u00e9oriques, \u00e0 quoi peut bien servir un tel ouvrage pour un \u00ab r\u00e9volutionnaire \u00bb, un militant anarchiste ou un prol\u00e9taire qui cherche \u00e0 comprendre le monde pour mieux participer \u00e0 sa destruction ? \u00c0 rien si l&rsquo;on en croit les plus aust\u00e8res, \u00e0 perdre un temps pr\u00e9cieux pour les ti\u00e8des qui ne feuillettent que ces romans engag\u00e9s (de gauche) fort \u00ab utiles \u00bb mais avec lesquels on ne risque pas trop de sortir des clous&#8230; activit\u00e9 pourtant fort appr\u00e9ciable. La litt\u00e9rature offre justement ce genre de possibilit\u00e9s, celle du pas de c\u00f4t\u00e9 qui d\u00e9voile un angle de vue in\u00e9dit, celle de l&rsquo;irruption de questions incongrues, obsc\u00e8nes ou d\u00e9rangeantes que la th\u00e9orie critique ne peut croiser (et auxquelles, \u00e9ventuellement, l&rsquo;auteur n&rsquo;aurait pas pens\u00e9). Davantage de questions que de r\u00e9ponses, voil\u00e0 qui est stimulant, et voil\u00e0 ce que nous offre <i>Vivonne<\/i> en surplus d&rsquo;un r\u00e9cit fort bien ficel\u00e9 et attirant<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a>.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">On pourrait pr\u00e9senter le nouveau livre de J\u00e9r\u00f4me Leroy comme une \u0153uvre d&rsquo;anticipation politique, pr\u00e9-apocalyptique et partiellement post-apocalyptique, publi\u00e9 en une p\u00e9riode o\u00f9 l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;effondrement est \u00e0 la mode. Il y d\u00e9crit une France de la fin des ann\u00e9es 2020 quelque temps apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir des \u00ab\u00a0Dingues\u00a0\u00bb, un territoire en proie \u00e0 de catastrophiques d\u00e9r\u00e8glements climatiques, aux affrontements (et parfois aux alliances) entre milices d&rsquo;extr\u00eame droite et d&rsquo;extr\u00eame gauche, forces loyalistes et katibas islamistes, et o\u00f9 cette s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9 dont l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne est une femme flic sourde et muette a probablement \u00e9t\u00e9 <i>annul\u00e9e<\/i>. Les horreurs et les aberrations d&rsquo;une guerre civile ont cours dans un d\u00e9cor familier, le n\u00f4tre, qui a \u00ab<i>\u00a0l&rsquo;allure d&rsquo;un asile de fous\u00a0<\/i>\u00bb, avec une foultitude de d\u00e9tails parfois bien trouv\u00e9s. Au contexte politique et social \u2013 d\u00e9tricotage des lois sur les minorit\u00e9s sexuelles, destruction du Code du travail, rues d\u00e9baptis\u00e9es et statues d\u00e9boulonn\u00e9es, lois s\u00e9curitaires, port d&rsquo;arme autoris\u00e9, cigarette interdite, remigration, chauffeurs-gardes du corps Uber, etc. \u2013 se m\u00ealent les cons\u00e9quences d&rsquo;un effondrement partiel de l\u2019\u00c9tat et de ses infrastructures&#8230; rar\u00e9faction d&rsquo;internet et des t\u00e9l\u00e9communications et, tout bonnement, de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et de ce qui va avec (si ce n&rsquo;est les drones et les hackers), le recours aux groupes \u00e9lectrog\u00e8nes, la question de l\u2019hygi\u00e8ne et de la m\u00e9decine (des h\u00f4pitaux hors-service et une p\u00e9nurie de m\u00e9dicaments), des flux de marchandises tr\u00e8s perturb\u00e9s, etc. Rien de tr\u00e8s original dans une Europe coinc\u00e9e entre libanisation et \u00ab<i>\u00a0balkanisation climatique\u00a0<\/i>\u00bb, dans un Occident au bord de l&rsquo;effondrement.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">Mais <i>Vivonne<\/i> ce n&rsquo;est pas que \u00e7a, c&rsquo;est aussi le parcours d&rsquo;un \u00e9diteur parisien d\u00e9pressif lanc\u00e9 \u00e0 la qu\u00eate de son Graal, l&rsquo;un de ses auteurs et ami d&rsquo;enfance, le solaire Adrien Vivonne, introuvable depuis des ann\u00e9es&#8230; un objectif partag\u00e9, en parall\u00e8le, par une biblioth\u00e9caire limousine et une milicienne pa\u00efenne (appartenant \u00e0 un groupe particuli\u00e8rement f\u00e9roce mais n\u00e9anmoins trans-friendly). C&rsquo;est que les livres de Vivonne, ses po\u00e8mes, rel\u00e8vent du \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne de soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb et ont des effets secondaires assez surprenants sur les lecteurs qui, parfois regroup\u00e9s en communaut\u00e9s, y trouvent force et espoir et semblent les partisans d&rsquo;une sorte de communisme, la Douceur. Mais l&rsquo;effondrement est-il vraiment le bon moment pour tenter de \u00ab\u00a0faire\u00a0\u00bb la r\u00e9volution\u00a0? Sans doute davantage celui pour <i>fuir<\/i> ce monde, de l&rsquo;\u00e9viter en un retrait strat\u00e9gique fort peu offensif&#8230;. C&rsquo;est rageant. Mais alors, direz-vous, quid de la lutte des classes\u00a0? Il faut reconna\u00eetre qu&rsquo;on ne la per\u00e7oit gu\u00e8re dans <i>Vivonne\u00a0<\/i>; les conditions objectives n&rsquo;y aident pas lorsque la principale pr\u00e9occupation de tout un chacun est de trouver de l&rsquo;eau, de la nourriture, de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et une connexion internet&#8230; Le roman \u00e9voque aussi, lointainement, ces militants qui consid\u00e8rent que la r\u00e9volution est toujours possible et qu&rsquo;accentuer le chaos permettra de r\u00e9veiller une masse de prol\u00e9taires qu&rsquo;ils jugent trop apathiques ou qui, du moins, vont subir un juste ch\u00e2timent lorsque l&rsquo;apocalypse \u00e9tablira des bases plus saines&#8230; Mais l&rsquo;auteur nous parle-t-il vraiment de la r\u00e9volution\u00a0? Des processus susceptibles d&rsquo;y mener\u00a0?<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a><br \/>\nJ\u00e9r\u00f4me Leroy \u00e9tait connu pour laisser affleurer dans ses ouvrages la nostalgie de ce \u00ab\u00a0<i>monde d&rsquo;avant\u00a0<\/i>\u00bb qui a aujourd&rsquo;hui presque disparu, celui \u00ab <i>o\u00f9 l\u2019on disait r\u00e9clame, transistor, amour <\/i>\u00bb\u00a0; mais dans <i>Vivonne<\/i>, c&rsquo;est le monde qui l&rsquo;a d\u00e9vor\u00e9 et lui a succ\u00e9d\u00e9, cette soci\u00e9t\u00e9 spectaculaire marchande accomplie \u00e0 l&rsquo;individualisme forcen\u00e9, aux identit\u00e9s fantasm\u00e9es et \u00e0 la virtualit\u00e9 num\u00e9rique, qui s\u2019effondre \u00e0 son tour<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a>. Ce qui importe d\u00e9sormais, c&rsquo;est le monde d&rsquo;apr\u00e8s \u2013 si toutefois il en existe un \u2013\u00a0; il en esquisse d&rsquo;ailleurs quelques br\u00e8ves et agr\u00e9ables images pour d\u00e9crire ce que pourrait \u00eatre la Douceur, convoquant parfois les \u0153uvres de Puvis de Chavannes ou de Signac, le soleil des Cyclades ou les \u00e9chos d&rsquo;une Gr\u00e8ce tr\u00e8s archa\u00efque, et questionnant au passage sur la profondeur de la \u00ab\u00a0table rase\u00a0\u00bb qui sera n\u00e9cessaire.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">Philip K. Dick expliquait que si l&rsquo;on n\u2019appr\u00e9ciait pas ce monde, il suffisait d&rsquo;en essayer un autre.<br \/>\nOui mais comment\u00a0? Est-il r\u00e9ellement possible de fuir ce monde\u00a0? O\u00f9 est le passage\u00a0? O\u00f9 est la porte au fonds du jardin qu&rsquo;\u00e9voque le po\u00e8te\u00a0?<br \/>\nFace \u00e0 la violence du monde, croire en la possibilit\u00e9 d&rsquo;une fuite est certainement fort agr\u00e9able\u00a0; pour les personnages de <i>Vivonne<\/i>, trouver le passage semble forc\u00e9ment li\u00e9 \u00e0 une qu\u00eate individuelle, une recherche spirituelle int\u00e9rieure proche de l&rsquo;errance odyss\u00e9enne. Difficile pour autant d&rsquo;y voir une apologie du d\u00e9veloppement personnel ou du d\u00e9tachement par rapport au r\u00e9el. Certains y verront celle du repli dans les marges du syst\u00e8me, dans ces zones d\u00e9laiss\u00e9es par le pouvoir o\u00f9 une nouvelle \u00e9lite croit pouvoir vivre libre alors que la majorit\u00e9 se complairait dans l&rsquo;exploitation et la soumission. Pour en sortir demain\u00a0? Avec pour seul espoir de vivre un communisme \u00e0 la Mad Max dans les ruines radioactives de ce monde (et une fois sa population r\u00e9duite \u00e0 presque rien)\u00a0?<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">La clef r\u00e9side-telle dans la po\u00e9sie, dans ces \u00ab<i>\u00a0poches de lumi\u00e8res\u00a0<\/i>\u00bb, ce personnage central de <i>Vivonne\u00a0<\/i>? On sait depuis longtemps qu&rsquo;elle doit \u00eatre faite par tous si l&rsquo;on veut changer la vie et transformer le monde. On sait que, par exemple, les Gilets jaunes en ont produit davantage, dans la rue, que les \u00e9ditions Gallimard et les organisations r\u00e9volutionnaires r\u00e9unies. La po\u00e9sie \u00ab<i>\u00a0comme secret du temps et comme v\u00e9rit\u00e9 du monde\u00a0<\/i>\u00bb ne fera certes pas le Grand soir, mais elle lui sera pourtant indispensable&#8230;<br \/>\nOn l&rsquo;aura compris, <i>Vivonne<\/i> ne d\u00e9livre pas la solution \u2013 c&rsquo;est heureux \u2013, mais aborde au contraire une kyrielle de th\u00e8mes probl\u00e9matiques et propices \u00e0 la r\u00e9flexion\u00a0: le pouvoir du livre (forc\u00e9ment en version papier ce qui sera pratique apr\u00e8s le grand <i>black-out<\/i>), la naissance de la religion, la bigoterie New Age, la drogue, le militantisme en fonction de la mode, la d\u00e9pendance \u00e0 la technologie ou bien encore la th\u00e9orie des cordes et des multivers (celles de Philip K. Dick nous semblent toutefois plus abordables). Il y a donc de l&rsquo;espoir, non\u00a0? Pour J\u00e9r\u00f4me Leroy c&rsquo;est \u00e9vident\u00a0: puisque nous vivons au c\u0153ur de la dystopie, l\u2019utopie (au sens positif) est forc\u00e9ment pour demain<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a>. <i>Vivonne<\/i> livre du plaisir, ce qui est d\u00e9j\u00e0 beaucoup.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">Laissons ici le dernier mot \u00e0 la jeune milicienne philosophe qui, \u00e0 sa mani\u00e8re, r\u00e9pond \u00e0 certaines des questions pos\u00e9es au d\u00e9but de ce texte\u00a0: \u00ab\u00a0<\/span><\/span><\/span><em><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">Seuls les idiots croient que la r\u00e9alit\u00e9 apprend plus de chose que les romans. Les romans sont les Guides du Routard de l\u2019existence. En mieux \u00e9crits et avec des personnages qui nous ressemblent, m\u00eame s\u2019ils ne nous plaisent pas, surtout s\u2019ils ne nous plaisent pas.\u00a0\u00bb<\/span><\/span><\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right\" align=\"RIGHT\"><strong><span style=\"color: #000000\"><span style=\"font-family: Georgia, serif\"><span style=\"font-size: medium\">Tristan Leoni, mars 2021<\/span><\/span><\/span><\/strong><\/p>\n<p align=\"RIGHT\">\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<div id=\"sdfootnote1\" style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a><span style=\"color: #000000\">Jer\u00f4me Leroy, <i>Vivonne<\/i>, La Table ronde, 2020, 416 p. Devenu \u00e9crivain apr\u00e8s vingt ans d&rsquo;enseignement dans les ZEP entre Roubaix et Valencienne, J\u00e9r\u00f4me Leroy est surtout connu pour des romans noirs tels que <i>Monnaie bleue <\/i>ou <i>Le Bloc<\/i> (mal adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Lucas Belvaux). \u00c9crire de temps \u00e0 autre un roman antifasciste l&rsquo;autorise \u00e0 contribuer aux pages litt\u00e9raires de p\u00e9riodiques aussi bien progressistes que conservateurs. Aux suspicieux qui le lui reprochent il r\u00e9pond que \u00ab<i> l<\/i><em>\u2019\u00e9poque est plus polici\u00e8re que polic\u00e9e.<\/em><em>Au lieu de lire les \u00e9crivains, on leur demande leurs papiers.<\/em>\u00bb Cf. Jean-Claude Raspiengeas, \u00ab<a href=\"https:\/\/www.la-croix.com\/Culture\/Livres-et-idees\/Jerome-Leroy-franc-tireur-melancolique-2017-01-19-1200818355\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">J\u00e9r\u00f4me Leroy, franc-tireur m\u00e9lancolique<\/a>\u00bb, <em>La Croix<\/em><\/span><span style=\"color: #000000\">, 19 janvier 2017.<\/span> <span style=\"color: #000000\">\u00c0 noter que J\u00e9r\u00f4me Leroy a livr\u00e9 au site leslibraires.fr une liste d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ouvrages \u00ab<\/span><span style=\"color: #000000\"><em>\u00a0qui font sens, qui cr\u00e9ent des liens avec son roman\u00a0<\/em><\/span><span style=\"color: #000000\">\u00bb, c&rsquo;est <a href=\"https:\/\/www.leslibraires.fr\/dossiers\/vivonne-de-jerome-leroy-editions-la-table-ronde\/?fbclid=IwAR26D0ng8RX9vL8qxfQo3EF6NVrNlfJ2tw2YzNCDdIyWYIuwiwNCCD9bZGc\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>ici<\/strong><\/a>.<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\" style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\">2<\/a><span style=\"color: #000000\">Certes la combinaison du texte po\u00e9tique \u00e0 succ\u00e8s, des r\u00e9f\u00e9rences religieuses, des vertus du retrait strat\u00e9gique et du plateau de Millevache n&rsquo;est pas sans \u00e9voquer des id\u00e9ologies autrefois \u00e0 la mode mais, si c&rsquo;est volontaire, Leroy ne g\u00e2che pas tout en plaquant dans son roman des morceaux de discours (comme le fait malheureusement Alain Damasio dans <i>Les Furtifs<\/i>).<\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote3\" style=\"text-align: justify\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\">3<\/a><span style=\"color: #000000\">L&rsquo;un des personnages (n\u00e9 en 1964 \u00e0 Rouen tout comme l&rsquo;auteur) se rend compte \u00ab<i>\u00a0d&rsquo;une chose d\u00e9sesp\u00e9rante\u00a0<\/i>\u00bb\u00a0: qu&rsquo;il appartient \u00ab<i>\u00a0\u00e0 l&rsquo;ultime g\u00e9n\u00e9<\/i><i>ration qui avait connu sa premi\u00e8re fois avant d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e \u00e0 la pornographie<\/i>\u00a0\u00bb. Pourtant, \u00e0 la question \u00ab\u00a0<i>C\u2019\u00e9tait mieux avant ?<\/i>\u00a0\u00bb J\u00e9r\u00f4me Leroy r\u00e9pond <em>\u00ab<\/em><em>Non. C\u2019est pire maintenant.<\/em> \u00bb. Cf. Jean-Claude Raspiengeas, <em>op. cit.<\/em><\/span><\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p class=\"sdfootnote\" style=\"text-align: justify\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\">4<\/a><span style=\"color: #000000\">Voir sur Youtube, <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=QNe8XNk48EY\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l&rsquo;interview de J\u00e9r\u00f4me Leroy<\/a> pour la librairie Mollat, 20 f\u00e9vrier 2020.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\" data-wp-editing=\"1\"><a href=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/LPR-VIVONNE-Jerome-Leroy-2021-Copie.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Cet article en PDF<\/strong><\/a><a href=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2021\/03\/LPR-VIVONNE-Jerome-Leroy-2021-Copie.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2072\" src=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2018\/07\/adobe-pdf-icon-150x150.png\" alt=\"\" width=\"50\" height=\"50\" srcset=\"https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2018\/07\/adobe-pdf-icon-150x150.png 150w, https:\/\/ddt21.noblogs.org\/files\/2018\/07\/adobe-pdf-icon.png 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 50px) 100vw, 50px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0On ne va pas mourir pour un livre&#8230;\u00a0\u00bb \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un roman. 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